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Offshoring : Le Maroc parmi les destinations les plus convoitées

Dans un monde définitivement mondialisé, le Maroc a rapidement su mettre toutes les chances de son côté pour saisir les opportunités d’investissements étrangers. Dans le stratégique Plan Emergence, élaboré en 2005 suivant les hautes recommandations de S.M. le Roi, un important volet dédié à la promotion de l’offshoring a ouvert les portes du Maroc à de nouveaux métiers, à haute valeur ajoutée, tels que le développement et l’implémentation d’outils informatiques et logiciels. Installées dans des parcs offshore équipés de technologies adaptées et dotés des services annexes qui s’imposent, des centaines d’entreprises, notamment multinationales, font confiance aux compétences marocaines. 

Des centaines d’entreprises ont été accompagnées par Maroc Numeric 2013

Cap Gemini, Axa, Lear, Accenture, HP, Sofrecom, Intelcia ou encore Dell font partie de ces grands noms désormais implantés au Maroc qui contribuent aux 8 milliards de dirhams de chiffre d’affaires à l’export réalisé en 2013. Résultat, l’offshoring est le 6e exportateur à l’échelle nationale, emploie plus de 60 000 personnes et a contribué, entre 2007 et 2012 à 2% en moyenne du PIB. Le parc offshore de Casablanca, Casanearshore, atteint un taux d’occupation de 80% avec près de 80 entreprises installés, et le Technopolis de Rabat affiche 85% de taux d’occupation pour une trentaine d’entreprises présentes. A Fès Shore, un peu plus de 10% de la surface est déjà occupée. Dernier parc en date, la technopole d’Oujda est en cours de commercialisation. Mais l’activité peut aller encore plus loin. Une étude commanditée par l’aménageur MedZ et le ministère de l’industrie révèle ainsi un potentiel élevé : d’ici 2020, l’offshoring peut atteindre un chiffre d’affaires d’au moins 16 milliards de DH pour 110 000 à 120 000 emplois. 
Avec le lancement d’une nouvelle stratégie industrielle, de nouveaux axes de priorités seront déployés pour permettre à l’offshoring de poursuivre son développement à long terme et permettre toujours davantage la formation de nouvelles compétences de haut niveau. 
En marge de cette stratégie de développement de l’offshoring, le Maroc se dote en 2009, conformément aux hautes orientations du Souverain, dans son discours prononcé à l’occasion de la fête du Trône le 30 Juillet 2008, d’une stratégie nationale pour la société de l’information et de l’économie numérique, baptisé Maroc Numeric 2013. Il s’agit d’abord de faire des technologies de l’information un des piliers de l’économie nationale, au même titre que les secteurs primaire et secondaire, positionner le Maroc comme un hub technologique régional, faire des nouvelles technologies une source de productivité et de valeur ajoutée pour les autres secteurs économiques et l’administration publique, et enfin faire des technologies nouvelles un vecteur de développement humain. 4 priorités stratégiques, 2 mesures d’accompagnement et 2 modalités d’implémentation forment cette stratégie globale. Les résultats sont aujourd’hui probants. 87% des établissements scolaires publics, soit 2 838 établissements, sont dotés d’un environnement multimédia de base, avec une salle multimédia, une valise multimédia, une connexion à l’Internet avec filtrage, pour un investissement de 635 MDH. 70% des 200 000 enseignants ont bénéficié d’une formation dédiée au numérique à travers 4 modules spécifiques élaborés selon les standards de compétences de l’UNESCO. En outre, 148 centres de formation Genie, du nom du programme dédié à l’enseignement, ont été créés dans toutes les académies, délégations et centres de formation initiale. Enfin, 74 centres d’accès communautaires sont opérationnels au niveau des maisons de jeunes et 26 le seront prochainement. Côté services publics, 44 projets eGov, sur les 56 prévus par Maroc Numeric 2013, sont opérationnels à 100% et 12 le sont et en cours de généralisation. Demain, les Marocains pourront demander un extrait de casier judiciaire, créer leur entreprise ou remplir une demande de passeport en ligne. La priorité «Productivité des PME» a permis à 318 PME de bénéficier du programme Moussanada TI pour l’accompagnement de 389 projets, grâce à une aide globale de 78 MDH, et à 174 autres entreprises de profiter du programme Imtiaz, destiné aux PME à fort potentiel de croissance, pour un montant total des primes engagées de 610 MDH.

Source :lavieeco.com

17/08/2014