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Le Maroc, troisième pays ami du e-commerce en Afrique

Le Maroc est l’un des pays où le développement du e-commerce est le plus soutenu en Afrique. Le Royaume est classé troisième dans le top 7 des pays «amis» du e-commerce, publié par Africa Internet Group (AIG), plateforme internet active dans 25 pays africains. 
Il pointe ainsi derrière le Sénégal et le Kenya. Les pays d’Afrique ont été évalués sur la base d’études et d’enquêtes terrain menées par des cabinets indépendants. Parmi les outils pris en compte pour établir ce classement figure l’iGDP. Un indice développé par McKinsey pour mesurer la contribution de l’économie numérique dans le PIB d’un pays. Le cabinet d’études définit cet indice comme lié aux activités de création et d'utilisation des réseaux et services Internet selon quatre critères : la consommation privée, les dépenses publiques, l'investissement privé et la balance commerciale.

«Il n’est pas étonnant que l’iGDP soit de 2,3% au Maroc», souligne le rapport d’AIG, rappelant que le pays connaît une croissance rapide et qu’il est bien placé pour devenir le centre financier de l'Afrique. «Casablanca est sur le bon chemin pour devenir le centre financier de l'Afrique et attirer les investissements nécessaires au développement de ce marché qui compte déjà plus de 100 entreprises installées rien que dans le Technopark», analyse le rapport. Au Maroc, seul pays d’Afrique du Nord à figurer ce classement, le paiement par Internet a représenté 1,367 milliard de DH en 2013, en progression de 81,8% par rapport à 2012. «L’année 2014 aura connu une augmentation de 35% du nombre d’entreprises opérant dans le secteur. Les transactions augmenteraient de 19% en montant et de 17% en volume», déclare au Matin Alaa Mazouz, vice-président de l’Association marocaine du e-commerce et services en ligne (Amecsel). «Le secteur devrait rester sur le même trend haussier en 2015», affirme le vice-président.

À titre de comparaison, l’iGDP du Sénégal, tête de liste du classement AIG, est de 3,3%. Le secteur est boosté par plusieurs initiatives telles que Jjiguene Tech Hub, initiative dédiée aux femmes souhaitant intégrer le marché des technologies de l'information. L’initiative est reconnue par un nombre important d’investisseurs du secteur, dont Microsoft. Le Kenya affiche un iGDP de 2,9%. Le pays se démarque par la mise en place d’un projet ambitieux : la Silicon savane africaine. Une ville à l’image de la Silicon Valley, qui regroupera les plus importantes entreprises technologiques du pays et d’Afrique. La ville qui coûtera 14,5 milliards de dollars est appelée à devenir la plaque tournante pour la sous-traitance des opérations de BPO (business process outsourcing). Avec l’évolution du taux de pénétration d’Internet, le commerce électronique est devenu l’un des leviers de l’économie dans les pays africains.

Malgré cela, le potentiel de ce marché reste largement sous-exploité. Selon McKinsey, cité par AIG, 167 millions d’Africains ont accès à Internet, soit à peine 16% de la population, et 67 millions d’entre eux possèdent un smartphone. 
Le cabinet d’études prévoit également une augmentation des dépenses en biens et services de consommation qui atteindraient 1.340 milliards de dollars en 2020. Pour sa part, Knowdys consulting group, cabinet d'intelligence économique et affaires publiques, prévoit une hausse de 65% des abonnements téléphoniques sur la période 2015-2020, accompagnée d’un boom du e-commerce dans la région. 

Source : lematin.ma

29/12/2014